Sion - Servette : l'analyse tactique


28 octobre 2019

Le système :

Le onze aligné par Geiger est, sans doute, le meilleur possible sur le papier. Un 4-2-3-1 équilibré avec Schalk comme attaquant de pointe. Etant donné que Koné est blessé, Kyei de plus en plus décevant et le cas du Chagas bashing, le choix paraît logique.

Image tirée de transfermarkt :

Sion SFC.png (122 KB)

L’analyse :

Dans un derby il y a toujours une tension particulière et de la peur. Un fait en témoigne : le match s’est principalement déroulé au milieu de terrain. En effet, cette bataille au cœur du jeu a laissé place à peu d’occasions de part et d’autres. Un jeu haché et des duels âpres illustrés notamment par la sortie sur blessure d’Imeri. Les Grenat ayant souvent le ballon face à un bloc de Sion très compact ne sont pas parvenus à trouver souvent le cadre. Difficile de trouver des espaces pour mettre en danger les valaisans. Les frappes de Tasar à la 62’ et 72’ n’inquiétant pas vraiment Mitryushkin en témoignent. On aurait voulu voir d’avantage Cognat plus haut dans le terrain tant il a paru discret sur ce match, cantonné à un rôle plus défensif.

Néanmoins, on sent l’équipe plus en jambe et mieux inspirée. On a pu apercevoir du mouvement offensif et surtout des combinaisons intéressantes entre le milieu et l’attaque qui manquaient cruellement lors des dernières rencontres. Servette a su garder le ballon intelligemment pour tenter de se créer des occasions venant du jeu. Un autre aspect rassurant est le pressing retrouvé. Cela a permis de récupérer le ballon plus haut sur le terrain afin de déstabiliser les sédunois le plus rapidement possible ne leur laissant pas le temps de se repositionner. Le constat est rassurant pour la suite de la compétition mais dommage que le calendrier ne soit pas en notre faveur.

L’équipe a donc fait un match abouti et aurait mérité mieux qu’un simple match nul. Il y a clairement une progression de la part de l’équipe qui semble, petit à petit, retrouver son jeu. Sion n’était pas du tout inspiré et a refusé le jeu ne se créant que peu d’occasion de but. Uniquement 2 tirs au total sur un coup franc et le penalty transformé par Doumbia. C’est dire la prestation affligeante proposée par les hommes d’Henchoz qui sont sortis sous les sifflets de leur public. Tellement inoffensifs que le ballon n’a pratiquement pas passé notre milieu de terrain. Un nul qui arrange bien les valaisans finalement …

Le but servettien :

Schalk hérite du ballon à la suite d’une touche et le protège habilement. Il le donne à Iapichino et le lui reprend dans les pieds. Puis, autour de 4 sédunois, il percute et rentre dans la surface en éliminant Alex Song (ex-Barca et Arsenal tout de même) d’un crochet gauche pour ajuster d’un plat du pied. La classe ! On notera que le but a été inscrit de son mauvais pied.

Le but sédunois :

Difficile de comprendre pourquoi Sasso tacle dangereusement dans la surface. Il aurait peut-être suffit d’accompagner Abdellaoui afin de mettre le ballon dehors. Malheureusement, cette faute coûte un pénalty que transforme l’expérimenté Doumbia.

Tops : Top.jpg (21 KB)

  • Schalk sans aucun doute. On l’a senti très remuant offrant plusieurs solutions à ses coéquipiers et s’est battu sur tous les ballons. Bien entendu, pour son geste également ;)
  • Tasar qui est de plus en plus constant et qui semble désormais plus confiant après avoir débloqué son compteur.
  • Iapichino qui fait plaisir à voir jouer. Rassurant tant offensivement que défensivement, il apporte de la valeur à l’équipe faisant souvent le bon choix grâce à sa vision de jeu. On s’aperçoit rapidement qu’il est, techniquement, au-dessus de la moyenne et qu’il nous a bien manqué. Sa longue blessure semble maintenant derrière et c’est tant mieux !

Flops : Flop.jpg (22 KB)

  • Sasso pour sa faute pas nécessaire qui coûte le but sur penalty. Une erreur d’impulsion à ne plus commettre surtout quand il n’y a pas de danger.
  • Wuthrich trop suffisant dans ses courses et peu mobile. Agaçant venant d’un joueur clé doté d’un potentiel énorme.

Analyse effectuée par Emin Bagkan